Marginales

Revue de littérature et de critique sociale

© Samuel – juin 2015


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Sommaire détaillé - numéro 6

Stig Dagerman, la littérature et la conscience

mars 2007


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Le romancier suédois Stig Dagerman (1923-1954) est nommé, à l’âge de vingt-deux ans, responsable de la rubrique culturelle du quotidien anarcho-syndicaliste suédois Arbetaren (Le Travailleur). Il ne cessa jamais d’y écrire. Curieusement passée sous silence par la critique littéraire, plus prompte à brandir l’icône du poète maudit, cet apprentissage d’écriture sous-tend l’œuvre entière de l’écrivain suédois. Bien sûr, le monde symbolique de la littérature ne se réduit pas au monde discursif des idéologies, mais on ne peut comprendre la portée du travail littéraire de Dagerman sans intégrer sa dimension de chroniqueur syndicaliste. Tombe alors l’image anachronique du littérateur romantique et s’offrent à la sagacité des lecteurs des pistes inédites d’interprétation.


Au-delà des miroirs, Philippe Geneste

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1. Pour une nouvelle littérature prolétarienne

Cette ouverture rassemble trois textes qui, en 1947 et 1948, ont alimenté le débat suédois sur le renouveau d’une littérature prolétarienne qui avait réussi à s’imposer dans les années 1930 comme un courant novateur portant les valeurs du mouvement ouvrier. Le premier texte, de Folke Fridell défend l’idée d’une nouvelle littérature prolétarienne capable d’arracher le masque de l’efficacité dont se prévaut la société industrielle et de donner un portrait cru de l’aliénation du prolétaire en lutte contre la machine et les nouvelles méthodes de contrôles. Dagerman salue la contribution de Fridell et dénonce à la fois les théoriciens du « tout va bien dans la maison » et le mouvement ouvrier incapable de s’indigner de l’indigence intellectuelle dans laquelle est entretenue l’écrasante majorité du monde ouvrier. Ivar Lo-Johansson quant à lui revient sur l’accueil qui a été réservé à la littérature prolétarienne. Il réaffirme que les écrivains qui veulent rester fidèles à leur origine de classe devront, toujours, pour se faire entendre, affronter à la fois la bourgeoisie réactionnaire, une large part du mouvement ouvrier et le gouvernement social-démocrate qui recrutent leurs « éclaireurs » parmi les universitaires et les diplômés. Il souligne le grand intérêt des romans de Fridell et note que la nouvelle génération des écrivains prolétariens subit les effets d’une servitude qui pourrait l’amener à penser que « la solitude est la marque de la littérature » et que l’autonomie de l’écrivain est la seule chose nécessaire à son épanouissement.


Nouveaux objectifs pour la littérature ouvrière, Folke Fridell

Le signe distinctif de l’ancienne littérature prolétarienne était la protestation contre la pauvreté. La génération d’écrivains qui a créé le genre, en Suède, vit maintenant dans l’idée qu’elle a rempli sa tâche de deux façons : la faim est éliminée et le genre est reconnu. Dans la nouvelle littérature prolétarienne, il s’agira de faire apparaître en pleine lumière, sans le moindre ménagement, le sort pitoyable que le culte de la machine réserve au genre humain. Cette rénovation ne manquera pas d’adversaires. Les propriétaires de l’outil de production ne manqueront pas de parler de noire ingratitude et les responsables des mouvements populaires continueront à comparer tout aussi doctement le présent et un passé de famine. Une partie de l’opposition viendra certainement aussi des premiers concernés : les esclaves de la machine. Pourquoi les ouvriers lisent-ils plutôt de la littérature de divertissement que de la bonne littérature prolétarienne ? Le manque d’information est-il la véritable explication ? J’aimerais proposer une autre explication. Peut-on vraiment attendre de l’esclave d’une machine qu’aussitôt libérée de la chaîne de montage, il recherche les chefs-d’œuvres de la littérature ? Croit-on vraiment qu’un tel homme sans cesse surveillé et espionné, au nom de l’efficacité, par experts et chronométreurs, a la force de chercher la vérité ? Celle-ci est trop affreuse.


Le rôle de la littérature est de faire comprendre le sens de la liberté, Stig Dagerman

Il convient, sans plus attendre, de souligner que l’article de Fridell est l’une des pièces les plus importantes versées depuis bien longtemps en Suède au dossier du débat sur le rôle de l’écrivain. Importante à la fois parce qu’elle met parfaitement à nu l’une des causes de la névrose de l’individu « dans la société démocratique et pacifique » et parce qu’elle dénonce avec la même vivacité l’optimisme arrogant avec lequel les théoriciens du « tout va bien dans la maison » s’en prennent à toute tentative de mise en doute et de critique de la forme de bonheur qu’offre la société moderne.


Une nouvelle littérature prolétarienne, Ivar Lo-Johansson

C’est surtout la littérature prolétarienne qui s’est vue qualifiée de littérature sociale. On sous-entendait par là qu’elle était rattachée, de façon clandestine mais vigilante, au ministère social-démocrate non pas de la culture mais des affaires sociales. On ne peut donner meilleure idée de l’ampleur de cette erreur qu’en considérant les choses de façon un peu historique. On s’aperçoit alors avant tout que la littérature prolétarienne a représenté à l’origine quelque chose qui a été considérée avec beaucoup de méfiance à la fois par le mouvement ouvrier et par le gouvernement de la même tendance. Il lui a fallu longtemps pour se faire reconnaître. La presse ouvrière, pour sa part, a presque toujours recruté ses critiques littéraires parmi les universitaires et les diplômés. La littérature prolétarienne a souvent adopté une attitude de protestation face au pouvoir politique. Et, quand les organisations sociales ne lui ont pas franchement été hostiles, elles ont fait preuve envers elle d’un manque total d’intérêt.

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2. Stig Dagerman, journaliste et écrivain de la lucidité

Comment débarrasser l’écrivain Stig Dagerman de l’image du poète maudit dans laquelle l’édition et la critique française l’ont emballé ? Nous avons voulu avec ce numéro donner à lire les liens étroits qui existent entre ses activités de journaliste au sein du journal anarcho-syndicaliste Arbetaren et l’écriture de ses romans, afin de souligner le contenu politique de ses écrits. Journaliste et écrivain, Dagerman est bien en effet ce politicien de l’impossible – « car la seule chose insensée est d’accepter le possible » –, depuis longtemps décrypté par ses lecteurs, mais que nos meilleurs critiques littéraires ont toujours tenté de minimiser ou de rabattre. On peut penser que ses fonctions de rédacteur de la page culturelle au sein du journal Arbetaren ont nourri la formidable activité créatrice déployée par Dagerman entre 1945 et 1949 et que son retrait progressif des activités du journal à partir de 1946 puis l’isolement de sa condition d’écrivain ont tari la source d’une écriture singulière qui ne trouvait aucune justification à n’exister que pour elle-même.


La culture, Stig Dagerman

Bien longtemps avant Stalingrad, une personnalité fort en vue du nazisme allemand a causé une certaine sensation en disant qu’il sortait son pistolet dès qu’il entendait prononcer le mot culture. Voilà des propos horriblement crus, pensa-t-on, à juste titre, dans la partie non allemande du globe. Il est sans doute vrai que le Suédois ne sort pas son pistolet quand on parle de culture dans le journal, mais qui pourrait jurer que cela n’est pas dû à une législation très restrictive en matière de détention d’armes ? Il se pourrait bien qu’au lieu de ce geste un sourire condescendant s’inscrive sur le visage de notre Suédois. S’il a de l’argent, ou s’il est membre d’un jury, il réagira en s’assurant discrètement que la fermeture éclair de son portefeuille ne s’est pas ouverte toute seule.


Neige fondue, Stig Dagerman

Non, un après-midi comme celui-là, on n’en reverra jamais. Tout simplement parce que ça ne peut pas arriver deux fois que, tout en même temps, on ait neuf ans, qu’on coupe les fanes des carottes avec un couteau de Mora tout neuf, qu’il tombe de la neige fondue bien qu’on ne soit qu’en octobre, et que le même soir, à sept heures et demie, une tante, ou plus exactement une grand-tante, arrive d’Amérique. Nous sommes tous assis dans la remise, occupés à couper les fanes des grosses carottes pleines de terre. Ce n’est pas difficile, si on veut, de s’imaginer un tas de choses : par exemple que ce ne sont pas des carottes qu’on étête, mais des camarades qu’on n’aime pas, ou des bêtes dangereuses. La plupart du temps, on reste sans parler ; on coupe, c’est tout. Les fanes vertes vous tombent entre les pieds, et, en de longs arcs, les carottes décapitées volent jusqu’à la corbeille.


Feux de la nuit suivi de Feu en plein air, Stig Dagerman

Être allongé sous une bâche et brusquement sentir une étrange chaleur vous brûler le bout des doigts et gagner rapidement les doigts, les mains, les bras, les épaules, le tronc, les jambes, les pieds et les orteils, et savoir que le seul moyen d’échapper à cette brûlante douleur est de se rafraîchir contre la peau d’un autre, contre le corps d’un autre, contre les bras et les mains d’un autre.


Stig Dagerman et la recherche de la vérité, Philippe Geneste

L’Île des condamnés met à l’épreuve le lien de dépendance qui unit les êtres humains, montrant que ce lien, par son essence hiérarchiste exploiteuse (c’est le drame de l’unique marin rescapé du naufrage) n’aboutit qu’au carnage, à l’atomisation. On atteint l’absurde lorsque les personnages rejouent sur eux-mêmes, avec eux-mêmes, la logique des relations hiérarchiques d’autorité, quand une situation de péril, au contraire, pose la solidarité comme unique attitude capable de vaincre leur programmation à mort.


Extrait de L’Île des condamnés, Stig Dagerman

On est seul, jeté dans l’espace comme une bouée dans la mer, livré à lui comme une cible aux flèches, on n’échappera plus à son sort et tout peut arriver. Il faut s’attendre à ce que des aigles ou des éperviers tombent des étoiles et se précipitent furieusement sur vous puisqu’on est le seul objet moelleux qui existe dans le monde, le seul où un bec pourra plonger, une griffe s’enfoncer, il faut s’attendre à ce que des météores ou n’importe quoi déchirent votre poitrine nue tournée vers l’infini, mais la seule chose qui arrive est que l’espace commence à chanter, qu’il chante de solitude. « La seule chose »… non, ce n’est pas négligeable, c’est même suffisamment terrible.


Dagerman, une vie, Freddy Gomez

L’ouvrage de Georges Ueberschlag a pour principal mérite de restituer honnêtement – entendez par là sans esbroufe ni voyeurisme – la courte vie de Stig Dagerman (1923-1954). Le ton y est retenu, le propos mesuré et l’hyperbole psychanalytique volontairement bannie. D’où cette impression de rigueur qui se dégage de ce livre dont le principal pari – tenu – est de se vouloir avant tout une introduction à l’œuvre de Dagerman. « En feuilletant ses nombreuses contributions à Storm, puis à Arbetaren, jusqu’en 1944, écrit Georges Ueberschlag, on se rend compte que [Dagerman] trouve lentement sa propre manière, qu’il se forge un style de causeur qui cachera adroitement l’intention didactique. » Cette école du journalisme politique lui convient. Il aiguise sa plume, apprend l’art de la polémique, s’initie à la critique littéraire et se préoccupe de « penser juste », comme il dit, c’est-à-dire de penser en dehors des cadres, de penser en accord avec sa musique personnelle.


Nous, Stig Dagerman

Une autre voix que

celle d’un caporal bat

dans vos poitrines, soldats.

Taisez-vous fusils, fermez les yeux

projecteurs ! nous dit la voix

de la désobéissance. Écoutez-la

camarades !


Brève histoire de l’Organisation centrale des travailleurs suédois (SAC), Thierry Porré suivi de Le congrès du cinquantenaire, Louis Mercier Vega

La Sveriges Arbetares Centralorganisation (SAC) porte assez mal son nom, car cette Organisation centrale des travailleurs suédois, essentiellement fondée sur l’autonomie des unions locales (LS, lokala samorganisation), a toujours privilégié l’interprofessionnel par rapport aux structures verticales. En son sein, les syndiqués sont davantage des membres conscients d’une classe sociale que des représentants de telle ou telle profession. Née, en juin 1910, de l’intérieur des Jeunesses socialistes et en opposition au réformisme de la Lands Organisation (LO), la SAC s’inspire certes du syndicalisme révolutionnaire français du début du xxe siècle, mais plus des Bourses du travail que de la CGT elle-même. Elle incarne en tout cas, dès sa fondation, la tradition libertaire du mouvement ouvrier. […] Si le fonctionnement et le rôle de la SAC sur le seul plan syndical demeurent réduits, son intervention et sa présence au sein de l’opinion publique suédoise comptent. Son influence s’exprime principalement par son organe de presse, Arbetaren, lequel pénètre dans les milieux ouvriers directement touchés par l’organisation syndicale, mais aussi dans les milieux intellectuels, universitaires, culturels. Imaginer une opinion suédoise sans Arbetaren signifierait condamner cette opinion à la fadeur, à l’uniformité, au conformisme.


Tuer un enfant, Stig Dagerman

Car la vie est si cruellement faite qu’une minute avant même de tuer un enfant, un homme heureux est encore heureux ; qu’une minute avant de crier d’horreur, une femme peut fermer les yeux et rêver de la mer ; que durant la dernière minute de la vie d’un enfant, les parents de cet enfant peuvent être dans une cuisine à attendre qu’il leur rapporte du sucre, tout en parlant de ses dents blanches, de promenade en barque ; et l’enfant lui-même peut refermer une grille, faire trois pas sur une route avec, dans sa main droite, quelques morceaux de sucre enveloppés dans du papier blanc et, durant cette dernière minute, ne voir qu’une longue rivière miroitante, de gros poissons, et une large barque avec des rames silencieuses.


Billets quotidiens, Stig Dagerman

Le prix de la vie est en baisse.

Hier nous valions encore une livre,

demain, les cadavres devront payer

afin de pouvoir se faire disséquer.


Cœurs brûlants & autres textes inédits, Stig Dagerman

Cœurs brûlants (1943)

Un pessimisme honnête (article sur Karl Vennberg, 1945)

Que souhaite la jeunesse suédoise ? (1945)

Le pessimisme est-il une mode ou un état d’esprit ? (1946)

En quoi la littérature classique a-t-elle été importante pour vous ? (1946)

Quelle est votre position par rapport à la « socialisation » ? (1946)

Lettre à Axel Liffner (1946)

Lettre à Ivar Harrie (1948)

La seule chose qui est insensée est d’accepter le possible (1949)

L’écrivain peut-il avoir une vie privée ? (1949)

Au tournant du demi-siècle (1949)

Des promesses mirobolantes (1950)

Hopp-Jerka – Nous sommes ce papillon (article sur Folke Fridell, 1950)

Au seuil de la nouvelle année (1950)

Deux heures du matin à Klara (1953)

Les poèmes, c’est vous ! (1953)

Neuf ans pour un jeudi (1954)


Retour en arrière, Stig Dagerman

L’important pour moi, c’est que lorsque survient l’échec inévitable, il ne me touche pas à la manière d’une douleur mais d’une libération parce que c’est la seule chose qui puisse me donner le courage de chercher refuge dans l’art. Pendant l’été 1948, j’errais dans le nord de la France, traînant le boulet d’un reportage : j’étais chargé d’écrire pour un journal suédois une série d’articles sur les paysans français. Mais le pays tout entier était fermé sur lui-même comme une moule et je ne possédais pas de couteau pour l’ouvrir. La seule forme de salut fut, pour finir, la fuite dans L’Enfant brûlé, c’est-à-dire un roman à l’intérieur duquel, pendant le temps de sa rédaction, je pouvais être hors de portée de la honte et du découragement.



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3. Cahier de littérature


Le pays du dedans suivi d’une lettre à Jean-Pierre Levaray, Jann-Marc Rouillan

En voyageant sur l’autoroute, avez-vous aperçu le long mur gris nous séparant de vous ? Notre navire ensablé sur la vague des blés ? Non ? Pourtant rappelez-vous l’éclair bistre à hauteur de l’aire des Bandouliers. L’endroit porte si bien son nom. Pourquoi espérer en vain, vous ne nous voyez plus. Personne ne nous attend. Nous sommes absents de votre citoyenneté, sauf peut-être dans la terreur intime des obéissances et du savoir-vivre en société. « Mange ta soupe », « Tiens-toi droit », « Étudie ta leçon », « Passe ton bac », « Ne mets pas tes doigts dans le nez », « Ne quitte pas ton poste », « Obéis aux patrons », « Ne lâche pas le volant », « Pointe à l’ANPE », « Meurs pour la patrie »…

Pour nous, comme tout ça est loin. Nous avons quitté les rives de vos vies pépères pour l’aventure outre-mer. Et vos juges nous l’ont fait payer d’un prix sans égal en nous expédiant dans un pays inventé et pourtant bien réel, et cruel jusqu’à la tyrannie déguisée.


Le pneu & autres poèmes, Simon Armitage

Sanglé à la planète avec herbes et racines,

il fallut couper. Mis debout, il était saoul

ou camé, tout ce qu’il voulait c’était s’écrouler,

rentrer en spirale vers son cercle de sommeil,

rêver encore une année dans son nid de tourbe.


Farce, Jérémy Beschon & Jean-Battiste Couton

MICHEL : L’État fait sa mémoire avec des morts. L’État fait son histoire avec des mensonges et des meurtres. C’est pour ça qu’ nous sommes là.

VLADE : Lorsque je serai mort, vous creuserez cette terre avec les crosses de vos fusils, lorsque l’effort vous aura suffisamment réchauffé et que le trou sera suffisamment profond, vous y déposerez mon corps, ensuite avec vos mains vous repousserez la terre, vous enfouirez mon corps sous une motte et sur cette motte vous planterez mon fusil ou un bout de bois. Pendant que vous prierez pour mon salut, genoux à terre, le froid vous saisira à nouveau.

JOJO : Tais-toi Vlade !… nous irons voir le ministère de la Guerre, nous donnerons ton nom à un fonctionnaire et nous lui dirons que tu as combattu héroïquement. Tu seras un héros. Ta photo paraîtra dans les journaux.

MICHEL : Si nous faisons ça nous l’tuerons deux fois, et nous mèn’rons s’faire tuer d’autres pauvres Vlade… Lorsque la guerre s’ra finie, lorsque les hommes en costumes clameront leurs discours de réconciliation à la tribune, avec des pelles et des pioches nous déterrerons ton corps et ceux de tous les autres Vlade pour recouvrir les pavés des villes.


Fusains, Emmanuelle Dufossez

Ces fusains sont dédiés à Jean-Paul Chague

Emmanuelle Dufossez, créatrice des belles couvertures de la revue Grèges, donne ici avec ses fusains une interprétation du réalisme onirique de Stig Dagerman. Explorant les lieux et peuplant la nuit d’une foule d’être-signes, ses images évoquent le foisonnement lyrique à l’œuvre dans les textes de l’écrivain suédois.


Dessins, Swen

Pour Sven Westerberg (1939-2005), dit « Swen », la pratique du dessin correspond à une activité vitale. Celui qui disait « Je dessine comme l’herbe pousse » explore toutes les possibilités de liberté offertes par la page. Ses dessins, extraits de carnets des années 1960 et publiés ici avec l’autorisation des éditions de L’Usine, nous ont semblé par leur densité pouvoir entrer en correspondance avec l’univers de Stig Dagerman.


Note biobibliographique

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